Oslo, en Norvège. ( AFP / JONATHAN NACKSTRAND )
L'envolée des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient a dopé au premier trimestre la croissance économique de la Norvège, plus gros exportateur d'hydrocarbures d'Europe hors Russie, selon des chiffres officiels publiés jeudi.
Le Produit intérieur brut (PIB) du pays scandinave a bondi de 6,2% sur les trois premiers mois de l'année, a indiqué l'Institut norvégien de statistique (SSB) dans un communiqué.
Sur la même période, l'excédent commercial s'est établi à 226 milliards de couronnes (21 milliards d'euros), a précisé l'institut.
"La guerre au Moyen-Orient a provoqué un choc violent sur le marché pétrolier. Elle a fait grimper la valeur des exportations norvégiennes de pétrole et de gaz au premier trimestre", a expliqué Pål Sletten, un responsable de SSB, cité dans le communiqué.
Conséquence de la guerre déclenchée le 28 février par les frappes israélo-américaines contre l'Iran, la paralysie du détroit d'Ormuz, voie d'accès pour environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux en temps normal, a entraîné une flambée des prix des hydrocarbures.
Selon SSB, les hydrocarbures exportés par la Norvège ont vu leurs prix augmenter de 23,5% au premier trimestre, les ventes de pétrole s'appréciant de 14,2% et celles de gaz naturel de 37%.
Indicateur préféré des économistes en Norvège car il exclut les fortes variations liées aux hydrocarbures et au transport maritime international, le PIB dit "continental" a quant à lui affiché une progression beaucoup plus modeste de 0,2%.
Invoquant le risque que la guerre au Moyen-Orient alimente une inflation déjà trop élevée, la Banque de Norvège a été début mai l'une des premières banques centrales d'Europe à relever son taux directeur.
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